Oulala voilà ce qui se passe quand on perd le rythme je n'ai pas écrit ces deux derniers jours et maintenant que de choses à raconter! Les journées sont denses et pleines de belles surprises.
Par où commencer...
Mercredi des étudiants indiens chargés des étudiants étrangers nous ont proposé d'aller visiter un temple de Bangalore. Katrin, Pierre et moi avons donc suivi Ram, Giri et Sriram au temple d'Iskcon. Mon premier temple. Un temple dédié à Khrishna, moderne puisque construit il y a quelques dizaines d'années par un prêtre qui a réuni autour de lui pas mal de fidèles occidentaux. Pour y aller, 2 heures de route (c'est à 8 km du centre ville...). Je commencer à comprendre le rapport temps/distance ici. Pour entrer dans le temple, on laisse son appareil photo à l'entrée et ses chaussures. On est pieds nus toute la visite, on est tous pareil quand on rentre dans le temple qu'on ait assez d'argent ou non pour s'acheter des chaussures, on marche tous sur les mêmes pas...ou presque car les fortunés peuvent se payer le luxe de contourner la foule en payant une petite somme. Le temple est bien sûr gratuit autrement. Mercredi 18h du soir et pas mal de monde par rapport à ce qu'on est habitué à voir dans nos pays déspiritualisés. 2 petits temples tout d'abord puis le grand. Bien sûr sans nos amis indiens on aurait tout perdu de la visite! Ils nous ont tout expliqué, du moins quand ils le savaient car la nouvelle génération qui s'éloigne de la tradition c'est aussi en Inde. Un seul d'entre eux Giri écoutait les histoires de sa grand-mère, les deux autres ont grandi avec la télé. Dans le grand temple, le prêtre nous a fait touché un plat rempli de jasmins, plat qu'il a ensuite utilisé pour faire des prières sur une statue de Krishna. Il jouait ainsi le rôle d'intermédiaire entre nous et Krishna. Parmi tout ce qu'on nous a expliqué : pourquoi Krishna a la peau bleue dans les peintures (cela m'intriguait depuis longtemps)? Parce que en tuant un serpent à plusieurs têtes, Krishna a quand même été mordu et c'est le venin dans son sang qui l'a rendu bleu.
Après nous sommes passés d'une salle à l'autre alternant souvenirs (la religion fait du business c'est bien connu)et nourriture. Ils servent à tout le monde un plat destiné aux plus pauvres quand il ya du monde.
Ensuite nous sommes partis diner dans un super restaurant indien et nous avons pu continuer à découvrir nos nouveaux amis : leurs parcours, leurs projets de vie, le rapport avec les filles bien sûr. Les mariages arrangés continuent d'être la norme. Enfin, "les parents proposent des filles et on dit oui ou non"."Si j'amène une non-indienne à la maison, on me renie". Je ne sais pas si c'était déjà le cas de la génération précédente mais ces jeunes ont vraiment une double vie : celle en famille et celle au campus avec leurs potes. Ensuite ballade dans une rue animée de Bangalore où j'ai goûté ça (bizarre mais très bon) :
Campus que j'aime de plus en plus
Jeudi, la rentrée des classes! Professeurs en sari dont on voit le ventre, on tape sur la table au lieu d'applaudir quand quelqu'un dit une bonne réponse ou dit quelquechose de marrant, des salles hyper technologiques avec des professeurs qui portent des mini micro et des écrans où on fait cours avec des étudiants de Chennai. Le top : mon cours de Créativité dans les arts et les sciences où j'écoute de la musique indienne et regarde des passages de Bollywood. Les professeurs français ici seraient aux anges, plus besoin de préparer de cours ou de slides, les Indiens posent tellement de questions que l'heure et demi ne suffit pas! C'est très intéressant de voir à quel point on valorise des comportements différents.
Christmas! Personne ne fête Noël ici mais la contamination commerciale a opéré et cela donne des choses aussi insolites que des lumières de Noël dans la rue ou encore un vendeur de bonnets de Noël entre les rickshaws. On s'est fait un diner entre nous avec un "chapi chapo" : on a tous acheté un mini cadeau et on les a distribués au hasard. Deux amis indiens sont venus et ont joué les Santa.
(avec mon cadeau, un lion, et Alex, un étudiant allemand qui a mon âge et qui est marié!)
Puis party au D block. je fais jouer la concurrence entre G et D block. Nous avons festoyé jusqu'à 3h du mat et, mesdemoiselles, mesdames et messieurs, les premiers jumps indiens ont été réalisés dans le campus de IIMB!(bientôt sur vos écrans) C'est jour férié ici mais pas l'IIMB. L'administration est fermée mais nous travaillons et idem pour le 1er janvier!
Joeyx Noël à tous! J'espère que vous avez passé de bonnes fêtes avec vos familles.
Demain soir départ pour Pondicherry où je retrouve 4 autres étudiants. Je suis en plein screening des entrepreneurs sociaux en Inde que je pourrais aller voir. L'Inde n'est pas le pays de l'entrepreneuriat social pour rien, il y en a tellement! Dès que je termine de lire un blog j'en découvre un autre encore plus intéressant. Je voudrais pouvoir allier rencontre d'entrepreneurs sociaux et de beaux projets avec mes voyages et mon mémoire. Sachant que j'ai deux mois devant moi et des cours, c'est pas gagné mais on verra bien ce qui peut se faire. Il ya déjà de très bons web reportages, j'aimerais trouver un autre angle d'analyse...
"Krishna Laila", la magie de Krishna (m'a-t-on dit!)

Leilou mon chou, ce blog est génial, j'espère que t'auras le temps de continuer à nous raconter tout ce que tu fais ! Continue de me faire rever ha la la gros bisous !!
RépondreSupprimer2009 resolution : no cut on work...hahaha leilou courage, donne toi a fond mais calcule pr etre en forme qd on vient. Billets reserves, confirmes, REELS!
RépondreSupprimerNel
Et joyeux noel indien!!! reNel
RépondreSupprimerde nabil,je suis à dakar et lis ton blog avec lama mayssa chirine et fatmé ; on tembrasse très fort; on est tous beaux et bronzés , on continuera à suivre ton aventure indienne; bon courage et gros bisous du senegal
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